Préparer ses choix de santé : directives anticipées et personne de confiance

08/11/2026

Senior échangeant avec une proche de confiance autour d’un document médical dans une résidence lumineuse.

Anticiper les décisions médicales pour rester acteur de ses choix

Les directives anticipées et la personne de confiance permettent à chacun d’exprimer ses volontés concernant sa santé, notamment s’il ne peut plus communiquer ou décider lui-même. Ces démarches sont particulièrement utiles avant une hospitalisation, une entrée en EHPAD ou lorsque l’état de santé évolue.

En France, toute personne majeure peut rédiger des directives anticipées. Ce document indique les souhaits relatifs à la poursuite, à la limitation, à l’arrêt ou au refus de traitements et d’actes médicaux lorsque la personne est en fin de vie ou dans l’incapacité d’exprimer sa volonté. Les règles sont précisées par le site officiel de l’administration française.

Que peut-on inscrire dans les directives anticipées ?

Les directives anticipées ne sont pas un testament et ne servent pas à organiser les biens après le décès. Elles concernent les décisions médicales. Il est possible d’y préciser, avec des mots simples :

  • son souhait d’accepter ou de refuser certains traitements de maintien en vie ;
  • sa position concernant la réanimation, la ventilation artificielle ou la dialyse ;
  • son souhait de bénéficier de soins palliatifs et d’un traitement destiné à soulager la douleur ;
  • son refus ou son accord concernant une alimentation et une hydratation artificielles dans certaines situations ;
  • ses valeurs, ses priorités et ce qui compte particulièrement dans sa qualité de vie.

Le modèle proposé par le ministère de la Santé et la Haute Autorité de santé peut aider à structurer la réflexion. Il n’est toutefois pas obligatoire : une rédaction sur papier libre est possible, à condition d’indiquer son identité, de dater et de signer le document.

Une démarche personnelle, modifiable et sans durée de validité

Les directives anticipées doivent traduire les choix de la personne elle-même. Il est donc préférable de prendre le temps d’en parler avec son médecin, ses proches et, si nécessaire, l’équipe de l’EHPAD. Le médecin ne demande pas de justification médicale pour les rédiger.

Depuis la réforme de 2016, elles sont valables sans limite de durée. Elles peuvent être modifiées ou annulées à tout moment, totalement ou partiellement. La dernière version connue est celle qui doit être recherchée par les professionnels de santé.

Dans la plupart des situations, les directives anticipées s’imposent au médecin. Des exceptions existent notamment en cas d’urgence vitale temporaire ou lorsque leur contenu apparaît manifestement inapproprié ou non conforme à la situation médicale. Une procédure collégiale est alors prévue par la loi, avec une décision motivée.

La personne de confiance : un interlocuteur choisi à l’avance

La personne de confiance est une personne majeure désignée par écrit : membre de la famille, proche, ami ou médecin traitant. Elle peut accompagner le senior dans ses démarches médicales et être consultée si celui-ci n’est plus en mesure d’exprimer sa volonté.

Son rôle n’est pas de décider à la place du patient. Elle témoigne de ses volontés et de ses préférences. Lorsque des directives anticipées existent, l’équipe médicale doit les consulter. En leur absence, l’avis de la personne de confiance est prioritaire parmi les témoignages recueillis par le médecin, même si la décision médicale reste de la responsabilité de l’équipe soignante.

La désignation est révocable à tout moment. Il est important de prévenir la personne choisie et de vérifier qu’elle accepte ce rôle, parfois émotionnellement difficile.

Comment conserver et transmettre ces documents ?

Un document utile est un document retrouvé au bon moment. Le senior peut conserver ses directives anticipées et la désignation de sa personne de confiance :

  • dans son dossier médical ou auprès de son médecin traitant ;
  • dans son dossier d’admission ou son dossier de soins en EHPAD ;
  • dans son espace numérique de santé, lorsque le document y est enregistré ;
  • chez la personne de confiance, en informant les proches de son existence et de son lieu de conservation.

Une copie peut être remise à l’établissement d’hébergement et au médecin traitant. Lors d’une hospitalisation, il faut signaler dès l’accueil que ces documents existent. En cas de changement de souhait, la nouvelle version doit remplacer clairement l’ancienne auprès de tous les détenteurs.

FAQ : les réponses aux questions fréquentes

Faut-il obligatoirement remplir un formulaire officiel ?

Non. Le formulaire officiel facilite la rédaction, mais un écrit libre est valable s’il est daté et signé et permet d’identifier clairement son auteur.

Peut-on choisir plusieurs personnes de confiance ?

La désignation porte généralement sur une personne de confiance à la fois. Il est néanmoins possible d’informer d’autres proches et de leur transmettre une copie des directives anticipées.

La personne de confiance peut-elle demander l’arrêt d’un traitement ?

Elle ne décide pas à la place du patient. Elle rapporte ses volontés connues et aide l’équipe médicale à comprendre ce qu’il aurait souhaité.

Que faire si l’on change d’avis ?

Il suffit de rédiger une nouvelle version, de la dater et de la signer, puis de retirer ou de signaler l’ancienne version auprès du médecin traitant, de l’EHPAD et de la personne de confiance.

À L’Orée du Lac, ces sujets peuvent être abordés avec le résident, ses proches et les professionnels qui l’accompagnent, dans le respect de ses choix, de sa dignité et de son projet personnalisé.

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